Je me demandais un truc ce matin... ça fait combien de temps déjà que j'ai pas eu de vacances? QUOI? Seulement une semaine que je suis rentrée des dernières? Il me semblait pourtant qu'il s'était écoulé un siècle et demi depuis mon retour...
(il ne vous aura pas échappé que je suis revenue en deuxième semaine avec une note portnawak de plus. La saison 2010/2011 de ce blog s'annonce mal au niveau du sérieux.)
Un des stickers hilarants de dëone dans une rue d'Arles
Ce terrain vague-là, ça faisait plusieurs années que je passais devant régulièrement. Je l'ai vu devenir le lieu de vie d'une belle colonie de moineaux et le point de rendez-vous de la moitié des pigeons du quartier. Vous me direz c'est bien normal, c'est pas à tous les coins de rue qu'on trouve une telle densité de graminées, de coquelicots et de centaurées au mètre carré dans la capitale! Pendant toutes ces années, à chaque fois que j'ai eu envie de voir ce que devenait cette friche urbaine, je faisais le voeu qu'elle existe encore à mon prochain passage, qu'aucun projet de construction ne voit le jour. Je suis convaincue de la nécessité de crèche et de maison pour accueillir les plus démunis. Je voudrais seulement que de tels endroits pleins de poésie sauvage et gratuite ne soient pas systématiquement et entièrement sacrifiés. Alors, quand il y a quelques mois j'ai vu des courriers avec entête accrochés au grillage, mon coeur a battu très fort... je sentais déjà la nostalgie s'insinuer dans mes vaisseaux capillaires. Quel soulagement quand j'ai vu qu'ils annonçaient la création d'un jardin partagé.
Me voilà rassurée : trois ans de sursis ferme pour ce petit paradis urbain et autant de temps pour fixer sur le capteur numérique son évolution.
A few blocks from our apartment, there is a brownfield site I like to visit from time to time. It has been here for years and every time I pass by, I hope that it'll still be unconstructed at my next visit. So many birds and wild flowers are growing there. I know and agree that we humans need nurseries and shelters for the poorest. I just can't understand that places of free poetry are completely destroyed in the process. We don't have so many left... Anyway, the other day, I saw that official papers have been hanged to the fence. I crossed fingers and went to read what it was about. What a relief when I read that this little piece of wild in the middle of Paris is going to be dedicated to community gardening.
For at least three years this little piece of paradise will be safe. Long enough for me to regularly capture its evolution with my camera.
Après les orages de la fin de la nuit et du petit matin, il ne fait pas très beau et le fond de l'air extérieur est frais. Dans l'appartement, la moiteur persistante ramollit ce qu'il me reste de cerveau. Vous me direz: "oh ben fastoche! taka ouvrir tutes les fenêtres pour faire un grand courant d'air!" C'est oublier les (au bas mot) 4 chantiers de démolition/construction en cours dans le pâté de maison... J'ai donc aujourd'hui le choix entre mourir des oreilles les pieds (et le reste) au frais ou mourir de chaleur les oreilles préservées. Cornélien.
After a week or so of very hot weather we finally had some wonderful thunderstorms this early morning. "Great! Let's open all the windows and have some fresh air in the apartment!" Which I did. I just forgot that there are at least four construction sites in our block. Being refreshed with sore ears or staying in the warm with preserved eardrums, that's my "menu du jour"